 Comme autant de rendez-vous importants, les trois échographies obligatoires jalonnent les 9 mois de grossesse. Avec toujours, l’émotion mais aussi une certaine appréhension au rendez-vous… Mais ces échographies restent avant tout des examens médicaux importants qui permettent de contrôler la bonne santé du fœtus.
L’examen
Côté préparation, il n’est pas nécessaire de boire un litre d’eau ; évitez seulement de vous mettre de la crème sur le ventre 48 h avant, pour ne pas gêner la bonne progression des ultrasons.
L’échographe enduit le ventre de gel pour faciliter la pénétration des ultrasons, puis déplace la sonde sur le ventre. Son silence peut vous inquiéter, mais il a besoin de concentration pour effectuer toutes ces mesures précises !
A l’issu de ces examens, des clichés vous seront remis, ainsi qu’un compte-rendu avec différentes mesures et autres informations sur le fœtus.
Petit conseil : prenez rendez-vous chez l’échographe bien à l'avance. Ces médecins sont en effet souvent surchargés.
Première échographie
Cette échographie dite de « morphologie embryonnaire » est pratiquée entre la 11ème et la 13ème SA. C’est souvent la première rencontre avec votre bébé. Elle a plusieurs objectifs, dont :
- calculer précisément la date d’accouchement grâce aux mesures de la longueur tête-coccyx et du diamètre bipariétal (largeur du crâne),
- diagnostiquer une éventuelle grossesse multiple,
- repérer un risque éventuel d’anomalie chromosomique, et plus particulièrement de trisomie 21, grâce à la mesure de la clarté nucale (épaisseur de l’espace situé sous la peau de la nuque),
- vérifier la bonne vitalité de l’embryon et son rythme cardiaque.
Seconde échographie
Cette échographie dite de « morphologie fœtale » a lieu entre la 22ème et la 14ème SA. Plus longue que la première (environ 45 mn), elle est beaucoup plus poussée. Son but est de :
- faire une étude anatomique complète du fœtus. Chaque organe du bébé va être soigneusement étudié : cerveau (cervelet et ventricules cérébraux), visage, colonne vertébrale, cœur (gros vaisseaux et quatre cavités), foie, reins, vessie, membres (les six os des bras et les six os des jambes), pieds, mains,
- vérifier la bonne croissance du fœtus, à partir de plusieurs indicateurs : PC (périmètre crânien), diamètre abdominal et longueur du fémur,
- vérifier le bon emplacement du placenta et la quantité du liquide amniotique,
- enfin, vous pourrez peut-être connaître le sexe de bébé, si sa position le permet et si vous le souhaitez.
Troisième échographie
Cette dernière échographie, dite de « biométrique morphologique » a lieu entre la 32ème et la 34ème SA. On vérifie la bonne croissance du bébé, sa vitalité, le fonctionnement de ses différents organes, la quantité de liquide amniotique, la position du placenta. Le praticien regarde également la position du fœtus : la tête en bas, bébé est bien positionné pour sortir dans quelques semaines. Si le bébé se présente en siège (les fesses en bas), certaines dispositions devront être prises. Enfin, certains médecins indiqueront une fourchette pour le poids du bébé à la naissance, mais il s’agit uniquement de prévisions… On vous annonce parfois un bébé de 3,5 kg… et il pèse 4 kg à la naissance !
Le doppler
Aujourd’hui, de nombreux appareils d'échographie sont aussi équipés d’un doppler. Cet examen permet de vérifier le bon flux sanguin des deux artères utérines, indispensable à la bonne croissance du fœtus.
L’échographie par voie vaginale
Cette technique est parfois utilisée au cours du premier trimestre, afin de mieux voir le bébé. Elle s’effectue avec une sonde, recouverte d’une protection lubrifiée à l’aide de gel, puis introduite dans le vagin. Cet examen peut être désagréable, mais n’est ni douloureux ni dangereux.
Les autres échographies
En tout début de grossesse, certains gynécologues équipés d’un appareil effectueront une échographie pour confirmer la présence de l’embryon. Elle se fera alors par voie vaginale.
D’autres échographies peuvent être pratiquées au cours de la grossesse, notamment en cas de :
- grossesse multiple : en tant que grossesse à risque, un suivi poussé est nécessaire
- retard de croissance du fœtus,
- de saignements chez la future maman,
- de risque d’accouchement prématuré,
- de liquide amniotique en quantité trop ou pas assez importante,
- de diabète, hypertension, ou tout autre souci médical nécessitant une surveillance accrue du fœtus.
Et les échographies de convenance, ou "affectives" ?
Certaines sociétés proposent aujourd’hui des échographies dites "affectives", en 3D ou 4D, avec DVD pour se souvenir de bébé. Ces échographies n’ont aucune visée médicale ; d’ailleurs, les personnes qui les font n’ont pas de formation adéquate. Ce soit disant progrès nous laisse sceptique… Le monde médical a d’ailleurs alerté sur ce type d’échographie qui nécessitent plus d’ultrasons, et risqueraient donc de nuire au bébé. En outre, les échographies médicales permettent de savoir si bébé est en bonne santé, et même de connaître son sexe. N’est-ce pas suffisant ? Ne peut-on pas attendre le jour J pour enfin le rencontrer ?
Julie Martory
Janvier 2008.
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