Faut-il traiter la
fièvre et pourquoi ?
Il est vrai que certains faits
expérimentaux et cliniques suggèrent que la fièvre
pourrait avoir un rôle bénéfique dans la lutte contre les
infections, comme dans la grippe par exemple (virus thermosensibles).
Cependant si chez l'adulte, ou le grand enfant, une certaine
"tolérance" peut être adoptée en fonction de
l'état de confort, les risques à ne pas traiter la fièvre
sont réels chez le bébé.
En effet, il existe une sensibilité particulière du cerveau de
certains enfants (essentiellement entre 6 mois et 3 à 4 ans, avec un pic
de fréquence entre 15 et 18 mois) à la montée brusque de
la température (en général au delà de 39°C).
Ceci peut entraîner une crise convulsive fébrile qui est
heureusement le plus souvent bénigne, mais impressionnante et
angoissante pour l'entourage.
D'autre part, les nourrissons de moins de 6
mois sont particulièrement exposés, du fait de
l'immaturité de leur système de thermo-régulation, au
risque "d'hyperthermie majeure" (température de l'ordre de
41°C ou plus) avec possibles conséquences vitales.
Celle-ci survient notamment lorsque des erreurs sont commises dans la gestion
du traitement de la fièvre par les parents (nourrisson trop couvert par
vêtements et/ou couvertures ou couettes, insuffisance d'apports hydriques
supplémentaires, traitement antithermique insuffisant ou absent,
insuffisance de surveillance).
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