L'allopathie
Plusieurs actions sont nécessaires au
traitement de cette maladie :
- Il faut restaurer la barrière cutanée par l'usage de
cosmétiques hydratants.
- Il faut calmer les démangeaisons (prurit) en s'aidant
éventuellement de produits antihistaminiques dont l'usage est
limité chez le petit nourrisson.
- Il faut surtout lutter contre la composante inflammatoire de la maladie en
utilisant des crèmes ou pommades corticoïdes, sous strict
contrôle médical, en utilisant en général des
produits d'activité modérée, voire faible sur le visage,
et de façon dégressive, en prévenant toute
surinfection.
Grâce à ce traitement l'enfant se gratte moins, dort mieux et
retrouve une qualité appréciable et une peau normale.
Il ne faut pas cependant abuser de solutions antiseptiques locales qui peuvent
être irritantes, ainsi que des antibiotiques locaux qui peuvent
sélectionner des germes résistants.
Dans certains cas, les antibiotiques par voie générale peuvent
être utiles et cela restera à l'appréciation du
médecin traitant en fonction de l'étendue des lésions ou
de l'apparition de signes de surinfection.
La sécheresse cutanée qui peut résulter de ces traitements
sera efficacement combattue par les nombreuses préparations hydratantes
et émollientes du marché.
Les poussées vont ainsi s'espacer jusqu'à disparaître dans
les meilleurs cas.
Dans les formes sévères, l'espacement plus progressif en diluant
le produit cortisonique dans un excipient adapté contribuera là
encore à réduire le prurit et ses conséquences de l'ordre
de l'insupportable.
Sachez qu'un long recul de ces thérapeutiques montre bien qu'il n'y a
aucun risque pour la croissance ou le développement de l'enfant sous
réserve d'une surveillance médicale et de l'absence
d'auto-médication !
D'autres traitements sont possibles chez
l'adolescent ou l'adulte et ce uniquement dans les formes sévères
:
Notamment la photothérapie (UVA+UVB) et la puvathérapie mais avec
le risque sur certaines peaux claires (ou à risque) d'induire des
cancers cutanés à distance (mélanomes).
De nouveaux médicaments sont à
l'étude dans cette indication et utilisés uniquement dans les
formes sévères et après 2 ans comme le TACROLIMUS
(à l'hôpital Saint-Louis à Paris, par exemple).
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