Les freins à une
prise en charge correcte et homogène de la douleur des
enfants
Il s'agit de lutter contre les
résistances à la fois du corps médical, des
familles et parfois des petits patients eux mêmes sous le poids
d'influences éducatives et
devant la crainte de souffrir encore plus des soins que de la
pathologie (mise en confiance préalable nécessaire). Mais
également de pousser l'industrie pharmaceutique à la recherche de
nouvelles molécules antalgiques ayant de moins en moins d'effet
délétère et adaptées aux diverses tranches
d'âge (la recherche biomédicale chez l'enfant étant
particulièrement délicate d'un point de vue éthique et
législatif).
Il s'agit par ailleurs de former de plus
en plus de personnel médical à l'évaluation et à la
prise en charge des phénomènes douloureux.
Cela risque d'être difficile face aux restrictions
budgétaires et à l'insuffisance de personnel dans les
hôpitaux. Car ce type d'approche demande infiniment de temps et de
disponibilité, en dehors même d'une formation adéquate.
Ne parlons pas du problème de la médecine libérale, car
les rémunérations des médecins ne seront jamais, dans la
conjoncture actuelle, à la hauteur du temps passé pour
évaluer ou traiter un malade douloureux chronique (consultation de
l'ordre d'une heure au moins).
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