Y a-t-il un plus grand
risque de dépendance pour les enfants recevant de la morphine
?
La morphine est un substance qui a mauvaise
presse et fait peur, parce qu'elle représente pour le grand public un
produit donné aux malades en fin de vie ou utilisé par les
toxicomanes. C'est pourquoi elle a longtemps représenté un
produit "tabou".
Morphine peut être entendue comme "mort fine" et non pas comme
venant de Morphée, le dieu du sommeil, dans lequel son nom prend
racine.
Il est désormais établi que
l'administration d'opiacés à un enfant douloureux n'induit
aucune toxicomanie, ni immédiate, ni future. La morphine peut
même être administrée aux nouveau-nés et jeunes
nourrissons et représente l'antalgique incontournable et indispensable
pour traiter les douleurs sévères et/ou intenses.
Pour devenir dépendant d'un produit
médicamenteux (pharmacodépendance), il faut se trouver dans un
état psycho-comportemental particulier qui prédispose aux
conduites dites addictives (du mot anglais "addiction" signifiant
"dépendance" et dont l'origine est le mot latin
"addictus" signifiant "esclave"), ou y avoir
été soumis de façon très prolongée en dehors
même d'un syndrome douloureux.
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