Quelle en est l'origine
?
On distingue des douleurs d'origine
nociceptive par afflux excessif et permanent de stimulation qui
déborde les mécanismes de contrôle de la nociception
(Gate-Control) : postopératoires, brûlures, coupures, etc.
Par ailleurs, il existe des douleurs
neurologiques ou neuropathiques dues à la section d'un nerf lors
d'une lésion traumatique ou d'une cicatrice postopératoire, d'une
amputation, ou à l'atteinte virale d'une racine nerveuse comme dans le
Zona, ou du fait d'une compression tumorale par exemple.
Dans ce cas les caractéristiques de la douleur sont différentes :
elles s'expriment par des fourmillements, des picotements et/ou des
décharges électriques et par le fait que des stimulations
habituellement non douloureuses comme l'effleurement déclenchent des
réactions d'hypersensibilité locale qui peuvent persister
quelques temps au-delà de la stimulation.
Elles sont plus difficiles à traiter que les précédentes
et nécessitent des thérapeutiques différentes.
On peut également rencontrer des
douleurs médiées par le système nerveux sympathique
(une des deux branches du système nerveux dit autonome, mais qui ne
l'est pas totalement en réalité) qui est le système qui
régule nos émotions, le stress, le rythme cardiaque, etc.
Ces douleurs, encore appelées algoneurodystrophies ou dystrophies
réflexes sympathiques, apparaissent à distance d'une douleur
nociceptive d'origine traumatique ou postopératoire insuffisamment
gérée au départ ou dans un contexte de stress trop
important, par emballement du système nerveux sympathique, après
disparition de la douleur nociceptive d'origine.
Là encore le mode d'approche thérapeutique en est
différent, avec nécessité d'imposer le silence pendant
quelques temps à ce dérèglement des interconnections entre
les différentes parties du système nerveux.
Enfin, si des douleurs importantes ou
prolongées peuvent entraîner tout un cortège de
réactions psychologiques par débordement de la composante
affectivo-émotionnelle, il existe d'authentiques douleurs d'origine
psychologique (douleurs psychogènes) qui s'expriment par le biais du
corps et dont le décodage symbolique ne peut se faire qu'au travers de
la communication, de l'écoute et d'une relation d'empathie et
après avoir, bien entendu, éliminé une pathologie
somatique.
C'est en raison d'états dépressifs ou de conflits psychologiques
par rapport à l'environnement familial et/ou scolaire qu'elles peuvent
survenir et être particulièrement déroutantes.
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